Page d'accueil > Avant-propos

Avant-propos

Mars 2014

Chers visiteurs venant de France,

J'aimerais vous en dire davantage sur le projet de traduction de ce site allemand. J'ai été moi-même confrontée à un sauvetage d'oiseaux et je me suis retrouvée assez seule. C'est grâce à ce site internet que j'ai réussi à élever avec succès deux bergeronnettes des ruisseaux et à les relâcher dans la nature.

Le cadre légal en France interdit tout simplement de garder un oiseau sauvage chez soi. Mais le plus souvent, c'est dans l'urgence qu'il faut agir.

Il se pose alors plusieurs questions auxquelles il faut répondre assez rapidement et avec pragmatisme, lucidité et le sens des responsabilités, mais aussi avec du bon sens tout court.

1. Il s'agit d'un rapace diurne ou nocturne:

Vous devez contacter un centre de soins, n'essayez pas de vous en occuper seul/e. En attendant, si vous avez du mal à trouver de l'aide immédiatement, le site peut vous permettre d'éviter de faire des erreurs et d'apporter un minimum de confort à l'oiseau.

2. Il s'agit d'un passereau, et/ou d'un oiseau commun

S'il s'agit d'une espèce protégée ou très rare, le traitement doit être le même que pour les rapaces.

Pour tous les autres, il y a deux cas de figure:

Traumatisme
Si l'oiseau a subi un traumatisme (choc avec une voiture, attaque d'un chat), le mieux reste toujours de contacter un centre de soins de trouver un vétérinaire qui veuille bien accepter de le soigner. Cependant, on ne peut pas exiger d'un vétérinaire qu'il s'occupe d'un animal sauvage. Il/elle n'a pas forcément l'habitude et peut manquer d'expérience. Cependant, un vétérinaire peut toujours raccourcir le temps de souffrance, donc euthanasier l'animal.
Les articles R.242-48 et R242-50 du code rural réglementent l'intervention éventuelle d'un vétérinaire sur un animal sauvage.

Legifrance: Code rural et de la pêche maritime

Oiseau tombé du nid (ou ramassé par méconnaissance)
C'est probablement pour ce cas de figure que le site a toute son utilité. Pour élever un oiseau tombé du nid ou ramassé par mégarde (voir les chapitres qui expliquent quand il est vraiment utile d'intervenir), vous trouverez tous les conseils nécessaires. Vous pouvez toujours essayer de vous adresser à un centre de soins, mais en haute saison (printemps) les places peuvent se faire rares.

Déjà, il y a relativement peu de centre de soins. Par ailleurs, il n'y a pas toujours le nombre de bénévoles nécessaires pour faire face à toutes les urgences, sans parler des moyens financiers. Certains centres de soins peuvent devoir faire un tri, notamment au printemps et en été. La plupart des centres vont s'occuper prioritairement des rapaces et d'autres espèces protégées. Il ne faut pas leur en vouloir! Sachez aussi, qu'un bénévole fera peut-être 100 km pour récupérer une buse. Mais il ne fera pas forcément 100 km pour récupérer une mésange (même si les mésanges, elles aussi, bénéficient du statut d'espèce protégée).

Les centres de soins ne relèvent pas du service public. C'est d'ailleurs une problématique qui mériterait un débat d'autant plus que l'Etat et surtout les communes comptent sur le monde associatif dans le domaine des soins aux animaux sauvages.

Si la capacité d'un centre lui permet de prendre soin d'un oisillon ou d'un poussin, on vous aidera. Si tout le monde est déjà débordé, si vous habitez trop loin du centre de soins et n'êtes pas prêt/e à faire le déplacement il faudra prendre les mesures d'urgence qui s'imposent.

C'est pour cela que ce site existe, c'est pour ce cas de figure que j'ai souhaité traduire le site. C'est aussi dans ce cas de figure que vous avez le plus de chances de réussir votre sauvetage. En revanche, cela prend du temps. Mais vous pouvez peut-être vous faire aider par des voisins ou des amis. Le sauvetage d'un oiseau peut devenir une merveilleuse expérience enrichissante. C'est en tout cas ce que j'ai pu vivre avec 'mes' deux bergeronnettes.

Remerciements

La traduction du site (qui est toujours en cours) n'aurait jamais été possible sans la relecture et les conseils d'ornithologues confirmés. Je remercie du fond du cœur Frédéric Malher (vice-président du Corif et co-auteur de l'Atlas des oiseaux nicheurs de Paris), Tarek Riabi (administrateur du Corif et photographe passionné), Patrick David (administrateur du Corif), Marie-Manuela Sénéchal (Corif) et Charlotte Varoqui du centre de soins Chevêche 77 à Pringy.

Je remercie aussi Gaby Schulemann-Maier qui a construit le site avec des amies et qui nous a autorisés à le traduire et que j'avais contactée pour la première fois il y a huit ans ...

J'espère vivement que ce projet se poursuivra avec leur aide précieuse,

Birgit Töllner
(Corif)

Avant-propos et information sur le projet en Allemagne:
Le projet 'Wildvogelhilfe' (L'aide aux oiseaux sauvages) n'est ni une association, ni une organisation. Il s'agit plutôt du résultat d'une coopération entre trois amies passionnées des oiseaux qui essaient d'aider des oiseaux en détresse le mieux possible.
Nous ne disposons ni de bureaux où nous serions joignables par téléphone ni d'un centre de soins.

Si vous avez des questions concernant les oiseaux sauvages, lisez attentivement nos pages qui traitent des sujets des plus importants. Si vous avez trouvé un oiseau juvénile, commencez par la lecture du chapitre "Que faire quand on a trouvé un oisillon".

Si vous souhaitez avoir un contact téléphonique avec des soigneurs expérimentés, adressez-vous, s'il-vous-plaît, à un des centres de soins dont vous trouverez une liste (non-exhaustive) ici: Liste des centre de soins.

Pour des questions auxquelles vous ne trouvez pas de réponse sur notre site, vous pouvez nous adresser un courrier électronique (voir contact).

La réponse risque de ne pas être immédiate. Il faut le temps de la traduction et nous travaillons toutes et nous nous occupons en général d'un certain nombre de pensionnaires. Nous comptons sur votre compréhension!

Les conseils que vous trouverez sur ce site sont le fruit d'années d'expériences et de nombreux échanges entre nous ainsi qu'avec des centres de soins pour oiseaux sauvages. Nous n'assumons aucune responsabilité concernant la justesse de nos conseils. Des incertitudes et interrogations peuvent persister. Nous aussi, nous continuons à apprendre et à enrichir nos connaissances grâce à de nouvelles expériences et des échanges.

Malheureusement, même si vous suivez tous les conseils que nous donnons sur ce site, un oiseau que vous tentez de soigner ou d'élever peut finir par mourir. Les causes possibles sont innombrables et diverses: les parasites, les blessures internes, l'état de choc pour n'en nommer que quelques-unes. Entre nos mains aussi, des oiseaux meurent. Mais en général, le taux de réussite se situe autour de 70%.

Pour réussir à soigner ou à élever des oiseaux, il faut aussi une bonne dose de chance, c'est ce que nous vous souhaitons de tout cœur,

Votre équipe de l'aide aux oiseaux sauvages

 

propriétaire (Wildvogelhilfe.de et Wildvogelhilfe.org):
Gaby Schulemann-Maier
Seestraße 2
D-45359 Essen
Allemagne
webmaster@wildvogelhilfe.org

Contenu et textes (équipe L'aide aux oiseaux sauvages):
Dagmar Offermann, Anke Dornbach und Gaby Schulemann-Maier (correction finale)

Traduction "Wildvogelhilfe.org":
Birgit Töllner, la traduction vers le français est en cours. Elle est réalisée par des adhérents et administrateurs du Corif. (*)

Le CORIF souhaite faire connaître ce site auprès du public francophone mais n'est pas responsable du contenu et des avis exprimés sur ce site.

Le CORIF rappelle que la prise en charge d'oiseaux sauvages est strictement réglementée par la loi française en particulier par l'arrêté du 11 septembre 1992 (NOR: ENVN9250300A) et celui du 4 avril 2010 (NOR: DEVN1010533A).

Prendre soin des oiseaux ne peut être qu'une solution provisoire et ponctuelle en attendant le transfert de l'oiseau vers un centre de soins.

Cependant, parfois il faut agir dans l'urgence. Le site peut aider.

(*notamment Patrick David, Philippe Maintigneux, Fréderic Malher, Tarek Riabi et Birgit Töllner)

Layout et illustrations:
liveo.de

Technique et programmation:
Gaby Schulemann-Maier